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13.11.2007

Grand Rassemblement

Le collectif Etudiants Contre les Blocages, présents dans de nombreuses universités françaises appelle à un grand rassemblement pour dénoncer les blocages :

Rendez vous dimanche 18 novembre
À 15h00
Place de la République à Paris
(Trajet République - Nation)


Montrons tous ensemble notre attachement à nos libertés !!


Pour plus d’informations vous pouvez nous contacter via notre adresse mail etudiantscontrelesblocages@yahoo.fr

A dimanche

Le collectif ECB

Commentaires

La vidéo de valérie pécresse expliquant la vérité sur l'université :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/Pécresse+%3A+la+vérité+sur+la+réforme/video/x3h5mb_valerie-pecresse-la-verite-sur-la-r

Ecrit par : matthieu | 14.11.2007

le bon lien, pardon,

http://www.dailymotion.com/video/x3h5mb_valerie-pecresse-la-verite-sur-la-r

Ecrit par : matthieu | 14.11.2007

Bravo pour cette initiative ! Continuez !

Ecrit par : Le Hussard | 14.11.2007

A trop vouloir l'ordre, vous récolterez l'indigence

Ecrit par : Alfred | 15.11.2007

J'ai une question :
Comment peut-on applaudir une charge de CRS qui tabassent d'autres étudiants ? (que l'on soit bloqueur ou non et que les étudiants tabassés soient bloqueurs ou non)
Honte sur ceux qui l'ont fait aux cris de "allez les bleus", vous avez à votre tour adopté une attitude d'extrème droite que vous reprochez aux gauchistes. C'est affligeant.

Ecrit par : Sensc | 15.11.2007

Hum...Que signifie le 'R' de "CRS", déjà ? Je ne vois donc aucun rapport avec l'extrême droite.

Ecrit par : Un libéral | 15.11.2007

Le soutien aux CRS pendant leurs charges montre l'éxaspérations des étudiants à être en otage par des individus qui n'ont pas à être dans les facs!!!

J'ai un voeu pieu, c'est que les bloqueurs soient bannis des facs, qu'on retire leurs bourses, qu'on invalide tout leurs diplômes obtenus auparavant et qu'ils soient en prison, là où ils méritent d'être!!!

Ecrit par : Cedric | 15.11.2007

à "Un libéral" : la "République" Populaire de Chine ça te dit quelque chose ? Comme si les mots changeaient le fond. Je n'accuse pas le "soutien" aux CRS, mais les cris de joie, l'excitation et le bonheur palpable quand commencent les coups de matraque. Je pense qu'il faut être fascisant ou hors de son état normal pour applaudir à une telle débauche de violence comme on l'a vu à Nanterre.
Dommage pour toi, Cédric, les opinions politiques ne sont pas encore des conditions pour la bourse, l'inscription en fac, etc... Et on en emprisonne peu pour des raisons politiques. Je viendrais rire avec toi dans ta cellule si un jour cela se fait au profit de ceux qui s'opposent à tes opinions politiques

Ecrit par : Sensc | 15.11.2007

C'est bien dommage qu'on ne fait pas de sélections en fonction des idées politiques, cela nous épargnera une bande de chiens galeux qui ne pensent qu'à l'utopie et à la conspiration.

Ecrit par : Cedric | 15.11.2007

Complètement d'accord avec toi Sensc.

Affligeant de voir des personnes réagir ainsi. D'ailleurs un anti bloqueur le dit bien : "on est anti bloqueur mais on ne peut que dénoncer le fait que des étudiants viennent ici comme à un spectacle et applaudissent d'autres étudiants se faire frapper" (vu sur France3).
D'ailleurs étrangement, la scène a du échapper aux caméras des grandes chaînes de télévision puisque je n'ai trouvé les images que sur le net. La charge des CRS partout mais l'attitude des excités nul part...étrange. C'est vrai que ce serait dommage d'apprendre qu'il existe chez les anti-bloqueurs des gens aussi extrémistes que certains qui bloquent. Mauvaise pub pour un mouvement qui se veut apolitique, raisonné etc... Sur ce coup là, vous avez vraiment foiré et je crois qu'à Nanterre vous avez perdu des soutiens tout ça pour un peu d'adrénaline, un sentiment de supériorité ou je ne sais quoi. Les personnes applaudissant sur la vidéo sont pour moi autant à enfermer que celles que tu décris (outrageusement caricaturées cédric)... Bref honteux. On voit bien à ce moment que la fracture ne porte pas que sur le blocage....elle est politique et malheureusement le fossé est trop grand pour être comblé. Quand on lit Cédric comment réagir autrement. Quelqu'un dont l'égo doit l'empecher de passer les portes et qui stigmatise les autres...La dernière phrase est honteuse...séléction en fonction des idées politiques à l'entrée de la fac...que répondre à cela...rien tout est dit (je prie juste pour que jamais des personnes de ce genre n'accéde au pouvoir...à moins que ce soit déjà le cas ?).

Une petit lien pour que tout le monde puisse voir :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/rue89/video/x3gy59_manif-a-nanterre

Ecrit par : Phoenix | 16.11.2007

@Sensc & Cedric > Ce n'est pas la peine d'en venir là non plus c'est grotesque et ça pue l'intolérance... Chacun à le droit à la liberté d'étudier... Après on peut aussi le faire dans l'intelligence. Et à ça qu'il faut travailler pas au reste...

Ecrit par : Guillaume | 16.11.2007

J'èspère que ce rassemblement n'a rien à voir avec le mouvement anti-grève qui s'est formé contre les cheminots. J'ai entendu dire qu'il manifestaient aussi dimanche.
Il faut bien séparer anti-grève d'anti-blocage.

Ecrit par : Un étudiant | 16.11.2007

Il s'agit bien du même rassemblement, organisé par l'association libérale "Liberté Chérie". Je suis tout à fait d'accord avec toi, un peu plus de transparence ne ferait pas de mal...

Ecrit par : Un libéral | 16.11.2007

Franchement, j'ai du mal à ce qu'on met sur le même niveau les anti-bloqueurs et les voyoux.

Les premiers se sentent lésés dans leurs droits d'étudier ce qui constitue un droit absolu qui n'a pas à être subordonné à un vote de connards qui n'en rien à faire dans les facs.

Il y a beaucoup de personnes comme moi qui ne comprennent pas comment une minorité peut se permettre de se sentir dans l'impunité totale.

Si la France était vraiment un état de droit, on aurait banni les bloqueurs des facs, invalidé tout leus diplômes obtenus durant leurs scolarité, rétiré leurs bourses et mis en prison pour trouble à l'ordre public.

Je suis un peu étonné que les guachistes d'içi jouent les vierges éffarouchées dés qu'on est contre eux. Ils connaissent le mot de démocratie, non?? Ils aiment cette notion quand elle va dans leur sens.

Ecrit par : Cedric | 16.11.2007

Merci pour l'info, un libéral. "Liberté chérie" mélange tout blocage, manifestation, c'est affligeant.

Je ne vais pas hurler un dimanche après midi pour me retrouver aux côtés de militants anti-droit de grève, je me sentirais trahi.
Je trouvais ce mouvement attirant par son apolitisme, dommage.

Ecrit par : Un étudiant | 17.11.2007

> "Liberté chérie" mélange tout blocage, manifestation, c'est affligeant.

En l'occurence, ce n'est pas Liberté Chérie (qui est, je crois, relativement transparente quant à ses motivations ; même si je ne suis pas sûr que tous les gens sachent forcément que c'est une association libérale plus ou moins liée au parti Alternative Libérale) mais le collectif ECB qui omet de préciser qui organise cette manifestation.

Je pense qu'il faut de la transparence, pour deux raisons : la première est qu'on ne peut pas appeler des gens à venir manifester sans qu'ils sachent exactement qui est derrière la manifestation (sinon, c'est de la récupération et de la manipulation) et la seconde est que le libéralisme n'est pas une maladie honteuse !

Ecrit par : Un libéral | 17.11.2007

Bonjour la jeunesse !
Ayant eu 18 ans en 68, j'approuve la mobilisation étudiante et j'en espère beaucoup.
Pour apporter de l'eau au moulin du débat, je vous rappelle (vous apprends ?) cette info parue dans le Figaro il y a quelques mois : en un an, les entreprises ont reçu 65 milliards d'argent public. Plus que le budget de l'éducation nationale.
Ce qui permettra aux entreprises de racheter NOTRE université !

Pour moi, l'université est le bien de tous. Elle est dépositaire et garante du savoir commun, de la culture commune, qu'elle enrichit, diffuse et transmet aux générations suivantes. Elle donne du sens à l'histoire de notre pays des lumières... de notre république qui exige l'égalité d'accès, pour tous les citoyens qu'ils soient riches ou pauvres, à l'enseignement.

L'université n'est pas une usine à "formater" des profils professionnels labélisés "prêt-à-l'embauche". L'université n'est pas un libre-service où les patrons viennent faire leur petit marché. Les étudiants ne sont pas des marchandises.

Pendant des années les gouvernements successifs n'ont pas donné aux universités les moyens de fonctionner correctement. C'est le même scénario pour tous NOS services publics bouffés par le privé. C'est bien facile de noyer son chien disant qu'il a la rage !

Je crois que cette nouvelle loi ne va pas dans le bon sens.

Mamie Rose

Ecrit par : Mamie Rose | 17.11.2007

Heureusement, tout le monde n'avait pas 18 ans en 1968 et qu'il y a des gens comme Valérie Pécresse bien disposés à mener les réformes dont le pays a besoin.

Ce qui est marrant avec tous ces gens réfractaires au mouvement c'est qu'ils sont toujours très propices à vous parler d'hier, d'avant hier, d'il y a une éternité mais qu'ils sont beaucoup plus génés lorsqu'il faut aborder les problèmes de demain.

Ex : BHL qui dans son dernier livre nous explique qu'être de gauche aujourd'hui c'est pourfendre l'affaire Dreyfus & refuser le colonialisme.

L'être humain est de nature réfractaire au changement et c'est pourtant le changement qui sauve l'être humain, terrible paradoxe pour nos amis rouges & roses ...

Ecrit par : Xav. | 17.11.2007

qui le sauve ou qui l' enterre !!!!!! tout dépend de la place que l'ont occupe.

Quant au heureusement tout le monde n 'avait pas 18 ans en 68 !!!!!

je ne vois pas le rapport.

Ecrit par : martine | 17.11.2007

Pour apporter de l'eau à ton moulin, Xav, je dirais que les français ont peur de tout et rejettent la raison (je ne sais pas quelle est la relation de cause à effet). C'est ce que je constate quand je vois qu'ils croient, pour beaucoup, à l'homéopathie et aux médecines dites "douces", à l'astrologie, aux dogmes environnementalistes, etc. et qu'ils rejettent la science (peur des OGM et de la génétique, application du principe de précaution, etc.)
Aussi, il n'est pas étonnant qu'ils ne comprennent pas les principes de l'économie de marché (la métaphore de la main invisible est, après tout, paradoxale) et que, pour certains, ils croient encore malgré l'évidence au collectivisme et à l'égalitarisme.
Je ne sais pas pourquoi ils fonctionnent comme ça mais dans tous les cas cela m'attriste profondément : il n'y a pas si longtemps, nous avions de brillants scientifiques et philosophes qui ont largement contribué au patrimoine scientifique et culturel de l'humanité. Pourquoi aujourd'hui rejetter ce qu'ils nous ont apporté ? Pourquoi avoir si peur de l'avenir ?

Ecrit par : Un libéral | 17.11.2007

2 minutes de video valent mieux que de longs discours :

http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=12635

Bonne lutte aux étudiants !

Ecrit par : Sudiste | 17.11.2007

Tout mon soutient aux étudiants mobilisés !
Le blocage n'est pas une fin en soi c'est un moyen de mobilisation !

Et au lieu de critiquer, venez donner votre vote en AG !
Ce sont des ag d'étudiants, et tout le monde a le droit a la parole !
en tout cas sa se passe bien a lyon2.
Les 500 etudiants qui sont venu voter contrze le blocage sont toujours vivants !

Alors arreter de diaboliser les étudiants !

Ecrit par : pcfrhone | 17.11.2007

Alors, les p'tits bourges, on recherche le grand frisson ?

Lucha continua !

Ecrit par : Pablo | 17.11.2007

La vidéo de Nanterre est hallucinante...
Il y a vraiment des gens hallucinants de connerie... Et Cedric tu en fait partie... Une bonne grosse partie même! Tu te rends compte de ce que tu dis ou tu est juste con? Franchement?? Je sais même pas pourquoi je te répond, je rentre dans ton jeu et je suis sure que ça doit te faire bien plaisir!
Tu dois jubiler en voyant les facs se faire débloquer à coups de CRS et de gendarmes mobiles, non?!
Ah ça te fait plaisir de voir des "gauchistes" se faire massacrer la gueule comme ça... On verra bien quand ce sera ton tour... Ah, non, j'oubliais, les manifs de droite n'existent pas... Vous ne savez pas ce que c'est, vous attendez juste que ça passe... On peut vous faire n'importe quoi vous l'accepterez sans broncher...
Belle image de la France et des étudiants, vraiment!
Que se passerait-il si quelqu'un comme toi accédait au pouvoir?? C'est simple, quelque chose non loin d'une période trouble de notre hisoire, au milieu du XX° siècle... ça te dit quelque chose ou il faut être plus clair??

Ecrit par : Camille | 17.11.2007

Autre chose, j'oubliais...
A tout ceux qui parlent de "prise d'otage", je leur conseille d'essayer de retrouver les récits de personnes prises rééllement en otage : Christian Chesnot, Georges Malbrunot ou encore Florence Aubenas... Vous verrez que vous ètes complètement à coté de la plaque et que c'est même indécent d'utiliser une expression comme celle-ci...

Ecrit par : Camille | 17.11.2007

Autre chose, j'oubliais...
A tout ceux qui parlent de "prise d'otage", je leur conseille d'essayer de retrouver les récits de personnes prises rééllement en otage : Christian Chesnot, Georges Malbrunot ou encore Florence Aubenas... Vous verrez que vous ètes complètement à coté de la plaque et que c'est même indécent d'utiliser une expression comme celle-ci...

Ecrit par : Camille | 17.11.2007

Ce que je trouve dommage concernant Nanterre c'est que étrangement la vidéo n'est passé en totalité sur aucune chaine de télé... Je m'égare c'est sans doute une coïncidence si elle ne se trouve sur le net et si la seule partie diffusée (sur les chaines de tous bords) étaient la charge des CRS. On entend bien un fond sonore mélant cris de joie et applaudissements mais aucune mention...Vraiment très dommage. Après certains journalistes s'étonnent de la réaction de certains étudiants face à eux.

Non mais bon c'est vrai faut comprendre cela fait mauvais genre de voir des étudiants en état de trance devant le spectacle non moins magnifique de jeunes (censés être leurs semblables) se faire déloger à coups de matraque. Pour des étudiants se présentant (et présentés) par les médias comme des modèles de tolérance et d'altruisme, ce n'est pas terrible...Et puis que diraient papa et maman devant leur rejeton pareil à un romain à l'heure des cirques (ils seraient fiers sans doutes : "c'est bien fils tu iras loin"). Vraiment désolant je suis d'accord Camille. D'ailleurs j'irais même plus loin en évoquant la mascarade de France 3...Des images de la charge puis l'interview d'un jeune anti-bloqueurs dénonçant la scène...seulement aucune référence à la centaine d'autres (ou plus) pour qui cette même scène n'était qu'exitation et satisfaction (on en remarque certains avec des téléphones portables en train de filmer)....Rien d'autre à ajouter...

Ecrit par : Phoenix | 17.11.2007

Ma chére Camille,

Après avoir dit que j'étais con, je pense que tu as oublié de m'insulter de facho pendant que tu y es.

J'exprime tout simplment mon ras le bol de subir les exactions d'une minorité. A part de les évacuer, on ne fait rien pour les empécher de pratiquer le terrorisme social.

Révises ton histoire, espéce de petite inculte, c'est la Chambre du Front Populaire, réputé à être trés à droite, qui a voté les plians pouvoirs à Vichy, et c'est un ami de François Mitterrand, René Bousquet qui a ordonné l'arrestation des Juifs.

Quand je vois des connards s'incruster dans les amphis empéchant les autres, cela me fait que beaucoup de "jeunes" se comportent comme des petits Bousquet!!

Demain, je vais aller manifester à Paris contre vous!!!!

Ecrit par : Cedric | 17.11.2007

J'hallucine...

Entre mémé qui nous rappelle ses grandes heures de 68 (ça fait quand même pas loin de 40 ans!) avec les conséquences de cet épisode glorieux que tout le monde connait... et ceux qui nous lâchent une petite larme parce que des dictateurs en herbe se font dégager comme ils le méritent!

Un petit rappel:
- Sur la grève en général: La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres. Par conséquent libre à vous! Libre à ceux qui veulent continuer leur activité estudiantine/professionnelle de décider en conscience! On parle de personnes adultes ayant le droit de voter et de penser librement, non?

-Sur les AG: je ne vois pas bien en quoi une "assemblée générale" autoproclamée compétente devrait recevoir les suffrages des étudiants/travailleurs qui ne lui reconnaissent aucune autorité. Il est assez paradoxal de constater que ces AG s'arrogent le droit de supprimer la liberté de tous au nom d'une minorité (très démocratique et républicains! Si c'est comme ça qu'on défend le service public!). En plus à main levée... c'est à crever de rire...

- Sur l'expression de la joie des étudiants en voyant les CRS dégager manu-militari des bloqueurs: Qu'y a t'il de choquant à exprimer sa joie quand on est rétabli dans son droit et sa liberté par la force publique? Ce qui m'étonne encore c'est qu'aucun de ceux qui sont outrés par l'usage de la force ne s'insurge contre la violence utilisée par ces mêmes bloqueurs pour interdire aux étudiants de se rendre en cours. Interdire d'entrer dans une faculté à un étudiant/enseignant/personnel non gréviste est déjà une violence.

- Pour mémé Rose: en 68 seule une petite fraction de bourgeois -dont apparemment vous faisiez partie- avait accès à l'université, la sélection par l'argent suffisait. Aujourd'hui, en début d'année s'entassent des milliers d'étudiants dans des filières sans débouchés... Faut-il une license en psycho (obtenue en dix ans...) pour être au chômage?
Sans compter tous ceux qui ne verront jamais la couleur d'un diplôme... L'argent n'est pas la cause de cet échec! Les cours magistraux sont les mêmes qu'on soit sur un fauteuil confortable ou dans un amphi blindé.
De la sélection à l'entrée! C'est le seul moyen d'éviter les taux d'échec records et les filières poubelles.
La triste vérité est qu'une grande partie des étudiants qui franchissent les portes de l'Université n'ont ni la motivation, ni même souvent le niveau pour y suivre les enseignements... et ne retirent aucun bénéfice de leurs études!
Sur les services publics: encore de quoi rire, quelle qualité de service!!! nous sommes malheureusement populaires dans le monde entier (pas qu'aux US....) pour l'inefficacité (voire l'incompétence) de nos administrations. Vive les files d'attentes interminables aux guichets pour obtenir un nième formulaire qui permettra d'obtenir un autre formulaire... Vive les grèves où pour la "défense du service public" on en prive tout le monde...
Quand au nombre de fonctionnaires: entre 4,8 et 6,2 millions selon que l'on compte les assimilés ou non: c'est entre 25 et 30% du nombre d'actifs!!!! Faut il vous rappeler qu'une administration publique n'a d'autre financement que l'argent de ce "privé" qui vous dégoute tant... en clair, le financement, ce sont les impôts/taxes qui paient les salaires, retraites et frais de fonctionnement! C'est trop lourd pour tous!
Un dernier commentaire: ni l'Université de notre "pays de lumières" (personnellement je trouve qu'on est plus au pays des illuminés) ni mai 68, ni votre grand âge ne vous ont apparemment appris à discerner une manipulation politique: relisez la proposition de loi (ou même les résumés) et faites vous une idée à vous au lieu de nous ressasser la même rengaine conservatrice (eh oui...). Regardez (avec fierté ?) l'état du pays que votre génération nous transmet, profitez de votre retraite, que nous allons payer car vous l'avez acheté à crédit sans payer les traites, comme pour le restes de vos services publics...
Pour toute votre génération qui s'est aménagé son confort, merci de nous laisser vos dettes! Belle preuve d'amour pour vos enfants.

Ecrit par : Capuelaguimauve | 18.11.2007

Bonjour,
Pour une analyse détaillée du fonctionnement des grèves étudiantes et du mécanisme qui amène aux sinistres "blocages", je vous invite à venir lire http://aucollege.over-blog.fr/article-13660007.html
Je crois que vous vous y retrouverez.
A bientôt !

Ecrit par : Devine | 18.11.2007

Eh bien dis-donc, chère Guimauve, j'en prends pour mon grade ! Couché, Mémé !

Je ne suis pas à la retraite, mais chargée d'insertion professionnelle en mission locale. Des jeunes, j'en reçois tous les jours, bien cassés par le système que tu décris. Des DESS de psycho en chômage de longue durée j'en ai vu. Et tous les jours des quantités d'étudiants en échec sont casés sur des quantités d'emplois précaires, à l'éducation nationale et autres services publics. Un très grand nombre de jeunes, étudiants ou pas, vivent dans des conditions matérielles indécentes, quand je pense aux 65 milliards aux patrons ou au 206 % d'augmentation du président.

Je contribue par mes cotisations à financer les retraites de mes aînés, qui eux-mêmes ont financé leurs aînés qui... se sont battus pour acquérir des droits dont nous profitons tous.

Je suis prête à payer plus pour les retraites, plus pour l'université, plus pour la SNCF et moins pour les patrons, tiens, ces 65 milliards me restent en travers de la gorge.

Il est possible que je laisse des dettes à mes enfants, et un monde en plus mauvais état que celui que j'ai reçu.
J'espère leur laisser aussi un héritage de valeurs humaines, qu'ils sauront faire fructifier. Parmi ces valeurs, la solidarité.

Mamie Rose

Ecrit par : Mamie Rose | 18.11.2007

> Des DESS de psycho en chômage de longue durée j'en ai vu. Et tous les jours des quantités d'étudiants en échec sont casés sur des quantités d'emplois précaires, à l'éducation nationale et autres services publics.

Quand l'Etat est défaillant, rajoutons plus d'Etat ! (on ne sait jamais, des fois que ça marche...)

C'est ce qu'on appelle une "boucle de rétroaction positive" : pour lutter contre un phénomène, on amplifie sa cause.

De là où tu es placée (dans ton travail), tu as bien pris conscience d'un problème mais ton idéologie (que tu dis toi-même être héritée de 68), généreuse sur le papier mais malheureusement erronée, t'empêche d'envisager de bonnes solutions : le libéralisme (à commencer par la libéralisation du marché du travail). Cela doit sans doute te choquer (la libéralisation du marché du travail) ; à une époque cela choquait les gens lorsqu'on disait que la terre n'était pas plate...

Cela m'embête de dire ça, mais je constate que nous allons devoir attendre que les papy boomers comme toi, qui sont en train de finir de tout bouffer avec leurs systèmes de solidarité non pérennes et à sens unique, disparaissent pour qu'on puisse enfin corriger leurs conneries.

Au fait, quels métiers as-tu exercé avant d'être chargée d'insertion professionnelle en mission locale ? Vu ton discours sur les patrons, tu ne dois visiblement pas en côtoyer beaucoup, ce qui me semble bizarre pour quelqu'un chargé de l'insertion...

> Il est possible que je laisse des dettes à mes enfants, et un monde en plus mauvais état que celui que j'ai reçu.
J'espère leur laisser aussi un héritage de valeurs humaines, qu'ils sauront faire fructifier. Parmi ces valeurs, la solidarité.

J'ai une meilleure idée : apprends à tes enfants les statistiques, la logique, l'économie, la méthode scientifique, etc. Ils seront bien mieux armés pour affronter la réalité du monde qu'avec n'importe quelle idéologie à la noix.
Quant aux valeurs humaines, elles sont par définition inscrites en nos gènes, donc il n'y a pas de raison de s'inquiéter... Au passage, la solidarité consister à aider *volontairement* les autres, par exemple ton voisin s'il a un souci. Les impôts, sous prétexte de solidarité, servent systématiquement des intérêts privés. Y compris les systèmes d'assistanat, qui fabriquent de la pauvreté à la chaîne mais qui font le bonheur des bobos qui peuvent dormir la conscience tranquille ("les pauvres ont au moins le RMI") Tu va me dire, que se passe-t-il si on supprime le RMI ? Rien du tout voyons : les gens très généreux et solidaires comme toi aideront les pauvres en leur fournissant le gîte et le couvert, n'est-ce pas ? :-)

Ecrit par : Un libéral | 18.11.2007

Merci Mamie Rose de rappeler quelques vérités !

Au moins on voit que même en mai 68 on apprenait à écrire correctement le français ! Avec des phrases, des paragraphes ayant un début et une fin, sans faute d'orthographe... un grand plaisir de lecture donc !

Mais si je peux me permettre d'ajouter mon grain de sel... en plus des 65 milliards précités, je crois qu'il faut rajouter les 15 milliards de juillet donnés par l'état aux plus riches.

Il faut aussi ajouter les 3, 5, 7 ou 10 milliards (on ne sait plus dans ces chiffres énormes) de cotisations sociales non perçues sur les parachutes dorés et autres stock-options.

Des étudiants obligés de se salarier (et encore c'est bien quand ils ne sont pas obligés de travailler au noir) ne peuvent pas étudier dans de bonnes conditions évidemment. En tout cas, pas les mêmes que ceux qui pourront payer les péages et les écoles de préparation à la sélection... comme aux USA, puisqu'il paraît que c'est le modèle qu'il faut suivre. (Au passage remarquons que les USA font un racket sur tous les cerveaux du monde, une fois qu'ils sont formés et sélectionnés : 50 % des enseignants universitaires sont étrangers, la proportion des étudiants étrangers qui paient très cher leur formation est du même ordre. Bravo l'immigration choisie !). Susan George raconte très bien pourquoi, étatsunienne, elle est venue travailler et vivre en France : parce qu'aux USA elle n'aurait pu payer les études que d'un de ses trois enfants... alors qu'en France ils ont pu faire des études supérieures tous les trois.

Il vaut mieux réduire de 10 à 20 % les pensions des cheminots (qui font 1300 euros en moyen, faut-il le rappeler ?), c'est plus juste, n'est-ce pas ? A bas les privilèges et les privilégiés crient les étudiants de bonne famille qui ont un SMIC (1400 euros) d'argent de poche par mois. Chut, en bossant au McDo, ne les dérangez pas pendant qu'ils font la fête.

Tant de bêtise crasse, d'inculture sociale majeure laisse pantois et faudra-t-il que quelque "accident social" (accident du travail, licenciement ou maladie professionnelle) arrive à leur parents pour que tombe la merde qu'ils ont dans les yeux ?

Enfin, pour finir par me libérer de ce que j'ai sur le coeur quand je lis les commentaires ci-dessus, je suppose qu'ils sont aussi pour des assurances privées. Une anecdote, j'ai un ami mexicain dont la mère a eu un cancer, pour la soigner ils ont vendu leur maison familiale à Mexico. Elle est guérie, merci. Mais que vendront-ils maintenant si elle rechute ou que son mari a un cancer... Voilà le genre d'inquiétude que nous n'avons plus depuis 1945 (62 ans, c'est trop vieux ? Il faut supprimer la sécurité sociale de solidarité ?)

Voilà pourquoi, je serai dans la rue avec les cheminots pour défendre la sécurité sociale et avec les étudiants pour des universités sans financement par les entreprises (qui n'ont pas assez d'argent pour payer les salaires... tient, elles en auraient pour payer les études universitaires ?)

Bonne lecture, et s'il vous plaît, relisez-vous avant de publier vos commentaires et sortez de votre égoïsme natif, pour considérer que ce n'est pas forcément de leur faute s'il a 10 % (7 millions) de français pauvres.

Ecrit par : JeanNimes | 18.11.2007

> Je ne suis pas à la retraite, mais chargée d'insertion professionnelle en mission locale. Des jeunes, j'en reçois tous les jours, bien cassés par le système que tu décris.

Mais c'est toi le système, c'est toi qui as élu ceux qui l'ont mis en place et qui en plus en est un maillon actif.

>Des DESS de psycho en chômage de longue durée j'en ai vu. Et tous les jours des quantités d'étudiants en échec sont casés sur des quantités d'emplois précaires, à l'éducation nationale et autres services publics.

C'est bien ce que je dis ... on peut leur épargner ça... il y a des métiers qui ne trouvent pas de main d'oeuvre... mais ça n'est pas "assez bien" quand on a fait la fac! Personne ne leur dit que des clones ayant autant de compétences (aussi peu c'est selon) on en ramasse à la pelle... des bacs + n en staps, psycho (...) ça fait 20 ans que l'on sait qu'il n'y a rien pour 80% de ceux qui en sortent: je ne parle même pas de tous ceux qui ont changé 2/3 fois d'orientation et qui de toute façon n'auront jamais un diplôme valable ou encore de tous ceux qui ont suivi moins d'un semestre: c'est pourtant la majorité.

> Un très grand nombre de jeunes, étudiants ou pas, vivent dans des conditions matérielles indécentes...

Encore du larmoiement, j'ai financé intégralement mes 5 années d'études sans bourses ou apports "familiaux"... mais je ne passais pas mon temps à dépenser mon argent en alcool et loisirs .... je n'ai manqué de rien et je suis Ingénieur (Ecole de l'Université publique)!
Faudrait revoir la notion de pauvreté! Je fréquente beaucoup de pays en voie de développement (Pakistan, Inde, le Maghreb, etc...) y'a beaucoup d'étudiants qui se contenteraient des restes de nos "pauvres".

> Je contribue par mes cotisations à financer les retraites de mes aînés, qui eux-mêmes ont financé leurs aînés qui...
Faux: vous ne cotiserez jamais suffisamment par rapport à votre espérance de vie. Qui plus est, les retraites (la sécu...) sont déjà en déficit chronique et pour tout améliorer les administrations sont des paniers percés.

Cela alourdit les taxes et les impôts de tous. Quand à profiter de votre retraite, ne criez pas victoire trop vite. Si la fuite des diplômés (en particulier du secteur scientifique) continue alors que c'est eux la valeur ajoutée des industries et services, les contribuable viendront à manquer quand il faudra payer une infirmière pour vous aider à vivre.

> quand je pense aux 65 milliards aux patrons

Rien ne vous empêche de devenir ce nouveau patron pur et sans vice... à tarif économique, à part le manque de compétences et/ou d'ambition? Sinon, ça n'est que paroles (de fonctionnaire en plus) Quand je pense à ce que ces patrons ont payé en impôts, tous les salaires qu'ils ont versés, tous les impôts sur les bénéfices des sociétés (...) dilapidé dans la fonction publique ça me rend moi aussi malade.
Alors que comme "chargée d'insertion professionnelle en mission locale" (ça ronfle bien, ça sert à rien)... combien d'argent publique dépensez vous pour caser un tocards qui n'a pas envie de bosser? (c'est du vécu, j'ai fréquenté l'ANPE pendant 5 ans... : je remercie ce service de l'état qui ne m'a d'ailleurs jamais importuné avec la recherche d'emploi...)

> ou au 206 % d'augmentation du président.
Idiot, même 50 000€ par mois me semblerait moins indécent que les salaires de certains fonctionnaires (un certain rapport aux responsabilités, à la difficulté et à la quantité de travail).

>Je suis prête à payer plus pour les retraites, plus pour l'université, plus pour la SNCF.

Rien dans la loi ne vous empêche de faire des donations à l'état... il ne vous reste plus qu'à faire le chèque. Plutôt facile quand on n'est pas un de ces pauvres chômeurs, étudiants pauvre ou salarié précaire...


> Il est possible que je laisse des dettes à mes enfants, et un monde en plus mauvais état que celui que j'ai reçu.
J'espère leur laisser aussi un héritage de valeurs humaines, qu'ils sauront faire fructifier. Parmi ces valeurs, la solidarité.

Ben tiens, ils sauront bien se démer...r dans un pays appauvri grâce à Maman... Sûr qu'avec leur héritage de "valeur humaines" ils n'auront pas besoin de retraite ni de sécu!
Ne vous inquiétez pas, à ce rythme le seul poids des dettes du régime des fonctionnaires devrait tuer tout régime de retraite : 900 Milliards d'euros c'est rien (idem pour la sécu...)!
En parlant de valeurs humaines: pour la solidarité: bel exemple, nous tes parents, nous te laissons nos dettes! Sans remords...

Ecrit par : Capuelaguimauve | 18.11.2007

> Mais si je peux me permettre d'ajouter mon grain de sel... en plus des 65 milliards précités, je crois qu'il faut rajouter les 15 milliards de juillet donnés par l'état aux plus riches.

Depuis quand ne pas prendre quelque chose à quelqu'un revient à lui donner ? Par exemple, j'avais envie de cramer ta voiture ce soir mais, finalement, j'ai décidé de vous faire un "cadeau automobile" ; plutôt sympa, non ?

Tu peux bien sûr critiquer cette mesure mais ne dis pas qu'il s'agit d'un cadeau : c'est une baisse d'impôts.

Cela dit, il aurait été plus simple de diminuer d'autant les dépenses de l'Etat.

> Il faut aussi ajouter les 3, 5, 7 ou 10 milliards (on ne sait plus dans ces chiffres énormes) de cotisations sociales non perçues sur les parachutes dorés et autres stock-options.

3,246 milliards d'euros pour les stock options selon la Cour des comptes. Je pense qu'on devrait systématiquement suivre l'avis de la Cour des comptes ; pas seulement sur les stock options, si tu vois ce que je veux dire :)

> Des étudiants obligés de se salarier (et encore c'est bien quand ils ne sont pas obligés de travailler au noir) ne peuvent pas étudier dans de bonnes conditions évidemment. En tout cas, pas les mêmes que ceux qui pourront payer les péages et les écoles de préparation à la sélection... comme aux USA, puisqu'il paraît que c'est le modèle qu'il faut suivre. (Au passage remarquons que les USA font un racket sur tous les cerveaux du monde, une fois qu'ils sont formés et sélectionnés : 50 % des enseignants universitaires sont étrangers, la proportion des étudiants étrangers qui paient très cher leur formation est du même ordre. Bravo l'immigration choisie !). Susan George raconte très bien pourquoi, étatsunienne, elle est venue travailler et vivre en France : parce qu'aux USA elle n'aurait pu payer les études que d'un de ses trois enfants... alors qu'en France ils ont pu faire des études supérieures tous les trois.

Les Etats-Unis réussissent à attirer dans leurs prestigieuses universités privées les plus brillants cerveaux du monde ; peux-tu m'expliquer où est le problème, en quoi est-ce du racket et en quoi ils ont tord ?

> Enfin, pour finir par me libérer de ce que j'ai sur le coeur quand je lis les commentaires ci-dessus, je suppose qu'ils sont aussi pour des assurances privées. Une anecdote, j'ai un ami mexicain dont la mère a eu un cancer, pour la soigner ils ont vendu leur maison familiale à Mexico. Elle est guérie, merci. Mais que vendront-ils maintenant si elle rechute ou que son mari a un cancer... Voilà le genre d'inquiétude que nous n'avons plus depuis 1945 (62 ans, c'est trop vieux ? Il faut supprimer la sécurité sociale de solidarité ?)

Par quelle magie une assurance publique monopolistique peut-elle être plus efficace qu'un marché libre sur lequel des assurances privées sont soumises à la concurrence ? Question subsidiaire : d'où vient le déficit colossal du budget de l'Etat ?

> Voilà pourquoi, je serai dans la rue avec les cheminots pour défendre la sécurité sociale et avec les étudiants pour des universités sans financement par les entreprises (qui n'ont pas assez d'argent pour payer les salaires... tient, elles en auraient pour payer les études universitaires ?)

Ne prends pas froid !

Ecrit par : Un libéral | 18.11.2007

> (c'est du vécu, j'ai fréquenté l'ANPE pendant 5 ans... : je remercie ce service de l'état qui ne m'a d'ailleurs jamais importuné avec la recherche d'emploi...)

Ben le principe de l'ANPE c'est qu'on y case, justement, les tocards qui ne sont pas foutus de trouver du travail ailleurs. C'est vachement utile d'être conseillé pour trouver du travail par des gens qui ne sont même pas capables de s'en trouver un vrai pour eux !

Ecrit par : Un libéral | 18.11.2007

Les étudiants de France sont les victimes d'un terrorisme intellectuel qui veut que la pensée unique ( issue du rousseauissme ) décide de tout.

Je regrette, mais l'épisode de mai 68 n'a pas disparu. Il est ancré dans ce jacobinisme mondain qui nous pourrit l'existence ! Ce sont les memes qui sont en train de nous faire croire que l'argent ne fait pas le bonheur, alors qu'ils sont blindés de tunes !!!!

Et le pire, c'est que pendant ce temps là, au lieu de créer nos propres richesses, nous les dispersons à coups de grands discours et de théories libertaires !

Prenez un plan comptable général et vous verrez le nombre d'euros que nous perdons pour chaque strate créée au nom de la SOLIDARITE NATIONALE.

Mais la solidarité nationale, ce n'est ni le saupoudrage social ni la sanction de la réussite, bien au contraire, c'est la volonté de montrer individuellement son attachement au TRAVAIL !

Donc; au lieu de perdre des millions d'euros à assister les gens , formons les dans les branches qui correspondent à l'offre économique de ce pays ! Et à ce moment là, on réduira nos déficits!

Il faut changer les mentalités de la France !

Il va falloir se serrer la ceinture parce que nous allons tout droit à la FAILLITE COLLECTIVE ! 1100 MILLIARDS D EUROS DE DETTES, qui dit mieux?

A QUI LE TOUR DIRAIT LA FRANCAISE DES JEUX?

Retenez juste cette maxime de John F KENNEDY : "ne te demande pas ce que l'Etat peut faire pour toi, mais demande toi plutot ce que tu peux faire pour lui"

Alors JEUNES DE FRANCE , AU LIEU DE DEPENSER LE PEU DE FRIC QUE VOUS PERCEVEZ DANS LES JEUX DE GRATTAGES OU LES BOISSONS ALCOOLISEES, APPRENEZ A EPARGNER ET ALLEZ BOSSER EN DEHORS DE VOS COURS !!!!!

PARCE QUE CELA LA REALITE DE LA VIE !!!!!!!!!!!!!

Ecrit par : Christophe Leonard de Limoges | 18.11.2007

Merci JeanNimes, quel plaisir de vous lire, quelle rigolade!

> Au moins on voit que même en mai 68 on apprenait à écrire correctement le français !

Vous avez raison, c'était mieux avant (encore un réac).

> Avec des phrases, des paragraphes ayant un début et une fin, sans faute d'orthographe... un grand plaisir de lecture donc !

Même en 1985 on m'a appris qu'il fallait un verbe dans une phrase...

> Mais si je peux me permettre d'ajouter mon grain de sel... en plus des 65 milliards précités, je crois qu'il faut rajouter les 15 milliards de juillet donnés par l'état aux plus riches.
Il faut aussi ajouter les 3, 5, 7 ou 10 milliards (on ne sait plus dans ces chiffres énormes) de cotisations sociales non perçues sur les parachutes dorés et autres stock-options.

Ils parait qu'ils leur ont même offert un bateau, un avion et une Porshe chacun... :-O
Mon cher, même un esprit sans grande malignité ni beaucoup de facilité pour le calcul stratégique comme le votre devrait comprendre qu'il vaut mieux des riches qui paient moins chez soi qu'un peu chez les autres... Vous qui les haïssez tant pour avoir réussi où vous échouez (mais non, vous n'êtes pas vénal, vous travaillez pour rien vous...), devriez être aux anges de voir par quelle attrape on peut continuer à les ponctionner pour les prochaines années!

> Des étudiants obligés de se salarier (et encore c'est bien quand ils ne sont pas obligés de travailler au noir) ne peuvent pas étudier dans de bonnes conditions évidemment.

J'en suis pas mort...

> et les écoles de préparation à la sélection...

Que ce soit à l'entrée ou à la sortie de l'école... la sélection se fait à un moment ou à un autre.


> (Au passage remarquons que les USA font un racket sur tous les cerveaux du monde, une fois qu'ils sont formés et sélectionnés (et toute la diarrhée verbale qui suit)

Si l'on est assez c.. pour ne pas payer à leur juste valeur ces cerveaux que l'on a formé? Qu'est-ce qui les retient en France: les impôts? les sous-salaires qu'ils doivent mendier? Que voulez vous: on a choisi en France de financer le parasitisme au nom du "social" (c'est comme le label poulet bio c'est forcément bon). Le social a un prix...

> Susan George raconte très bien pourquoi, étatsunienne, elle est venue travailler et vivre en France : parce qu'aux USA elle n'aurait pu payer les études que d'un de ses trois enfants... alors qu'en France ils ont pu faire des études supérieures tous les trois.

Bel exemple d'opportunisme, pourquoi payer chez soi ce que l'on peut faire payer par d'autres à l'étranger? En même temps il faut dire qu'elle doit vraiment avoir du mal à joindre les deux bouts, pensez donc une romancière à succès...

> Il vaut mieux réduire de 10 à 20 % les pensions des cheminots (qui font 1300 euros en moyen, faut-il le rappeler ?), c'est plus juste, n'est-ce pas ?

1300 euros par mois, c'est beaucoup en effet. Quand on considère par exemple un conducteur de train entré à la SNCF à 20 ans, il sera en retraite à 50 ans soit après 30 ans de cotisations.
L'espérance de vie est d'environ 80 ans... qui paie ces 1300 euros pendant 30 ans? Est-ce que cela correspond au montant cotisé? Evidemment non: c'est bien pour cela que les cheminots représentent 5% des cotisations et 9% des versements de retraites.

> A bas les privilèges et les privilégiés crient les étudiants de bonne famille qui ont un SMIC (1400 euros) d'argent de poche par mois. Chut, en bossant au McDo, ne les dérangez pas pendant qu'ils font la fête.

Malheureusement mon cher utopiste, il ne suffit pas d'être pauvre pour être honnête. On croise dans les bars autant de viande saoule bourgeoise que de roturière...

> Enfin, pour finir par me libérer de ce que j'ai sur le coeur quand je lis les commentaires ci-dessus, je suppose qu'ils sont aussi pour des assurances privées. (blablabla...)

Pour les assurances privées: oh les vilains!
Comme vous vous êtes un bon citoyen, vous ne cherchez bien entendu pas à obtenir le meilleur prix (donc pas de supermarché...), une question: combien gagnez vous chaque mois pour financer ce train de vie?

> Voilà le genre d'inquiétude que nous n'avons plus depuis 1945 (62 ans, c'est trop vieux ? Il faut supprimer la sécurité sociale de solidarité ?)

Il n'y aura pas à la supprimer à ce rythme là...
Et grâce à vos préceptes, ces "inquiétudes que nous n'avons plus depuis 1945" vont bientôt être de nouveau d'actualité!

> Voilà pourquoi, je serai dans la rue avec les cheminots pour défendre la sécurité sociale et avec les étudiants pour des universités sans financement par les entreprises (qui n'ont pas assez d'argent pour payer les salaires... tient, elles en auraient pour payer les études universitaires ?)

Encore une fois je ne comprends pas votre logique... Si les entreprises sont prêtes à cracher au bassinet, tapons leurs dans le dos!
En plus, je ne crois pas que le mouvement des cheminots ai quoi que ce soit à voir avec la sécu... il s'agit plutôt de conserver leur privilèges (sans même parler des primes diverses et variées... et des 20 heures hebdomadaire...)

Ecrit par : Capuelaguimauve | 18.11.2007

Le blocage par une minorité est inadmissible. Commencez par apprendre avant de manifester. Et avant de dire des bêtises sur la loi Pécresse (Cf les commentaires pendant les AGs... C'est navrant !), allez voir ce qu'il y a dedans.

Ecrit par : Strasbourgeois | 19.11.2007

Il n'y a pas grand chose, Capuelaguimauve, qui soit juste dans vos suppositions... et je n'aurais pas voulu laisser votre commentaire sans réponse (pas de mépris ni de capitulation devant une pseudo argumentation).

Tout d'abord, si être pour une expression correcte dans un débat, c'est être réac, alors... je veux bien être rangé dans cette catégorie !

Votre ironie à propos du train de vie des riches tombe un peu à plat, puisque la patronne des Galeries Lafayette a reçu un chèque de 7 millions d'euros, ce qui lui permet d'acheter un bateau, une Porsche et probablement un joli voilier pour ses dimanches. Mais mon propos n'était pas de haine pour les riches, il était de justice : s'il faut que certains se serrent la ceinture puisque le pays est en faillite, je considère que les riches pourraient donner proportionnellement autant que les pauvres... ce ne serait déjà pas si mal !

Bravo ! Le self made man. Toujours, nous trouvons des gens plus forts que les autres et qui passent devant et plus vite... parfois en écrasant un peu les autres pour faire bonne mesure, c'est le "mérite". Mon ambition est un peu différente, faire en sorte que le maximum de personnes s'en sortent et aillent le plus loin possible puisque notre pays en a besoin. Pour cela il faut mettre à la disposition des jeunes des moyens d'études performants (matériels et enseignants, entre autres). D'après les études sur la question, il semble que l'université française dépense moitié moins que la moyenne de ce que les états européens donne par étudiant (et le dixième de ce qu'on dépense pour un élève ingénieur)... Alors imaginons M. Lagardère au conseil d'administration d'une université qu'il finance. Il a besoin d'ingénieurs chimistes pour améliorer ses explosifs militaires, il attend que l'université les forme pour pouvoir les embaucher. Imaginons que le président de ladite université dise : nous formons des chimistes généralistes, pas des spécialistes de l'armement militaire. Que va faire M. Lagardère ? Démocratiquement, il va dire : je suis d'accord avec vous, excusez-moi, je vais doubler ma subvention ?

Quant à la sélection, c'est une question sérieuse. Celle que pratique aujourd'hui l'université, par l'échec, ne sera pas résolue par une sélection à l'entrée, puisqu'il faudra un concours de sortie (comme dans les écoles d'ingénieurs) pour bien montrer ceux qui ont travaillé après leur entrée et qui n'ont pas attendu à l'ancienneté la promotion de sortie. Quant au système de numerus clausus que l'on pratique depuis des années dans les études de médecine, on voit les résultats (sans parler du nombre insuffisant de médecins en formation) : des médecins qui sont très forts en diagnostic, qui se comportent comme des ingénieurs derrière leurs machines... quant à soigner des personnes, ça leur passe un peu au-dessus de la tête (prévenir par téléphone que la personne a un cancer…), ils se contentent de soigner des maladies, ce qu'ils font pas mal, c'est la moindre des choses.

Actuellement en France, je ne vois pas le financement d'un "parasitisme social" ou alors il n'est pas exactement au même endroit. 8,4 % de la population active au chômage, 37 ans en moyenne d'activité, des millions de salariés en temps partiel subi, des quotas d'heures supplémentaires non utilisés par les patrons... Est-ce la faute de fainéants ? Ou bien d'une société qui est incapable de donner du travail à tous les citoyens pour qu'ils puissent vivre décemment de leur travail ? Je ne pleurerai pas sur les 100 milliards d'euros de bénéfice en 2006 pour les sociétés du CAC40, ni sur les dizaines de milliards de bénéfices pour celles qui ne sont pas cotées... Je sais d'où ils viennent : patron d'une petite boîte soumis aux diktats des donneurs d'ordres, comme on dit, je ne peux fixer mes prix (ils ont leurs conditions d'achat qu'il faut respecter), je ne peux fixer mes délais (ils mettent six mois à se décider et je dois livrer le lendemain de la commande) et cerise sur le gâteau, ils payent quand ils veulent (120 jours est une moyenne qui oblige à emprunter l'équivalent de 4 mois de chiffre d'affaires quand les salaires doivent être payés tous les mois, encaissements faits ou non). Juste pour signaler que j'en connais un peu plus sur le libéralisme que certains qui le vantent avec tant d'enthousiasme. Entre 600 et 700 milliards d'euros de factures en retard dues aux PME/PMI, ils ne profitent pas à tout le monde mais les intérêts ne sont pas perdus par certains ! (Encore de la diarrhée verbale, n'est-ce pas ?)

Bien entendu, je suis furieux de voir que dans les grands organismes de recherche français, on ne paie pas correctement les doctorants et post-docs. Mais qui a déjà installé un financement par le privé de la grande majorité des laboratoires publics ? Qui refuse de payer les post-docs dans les sciences humaines, là où justement il faut le plus de temps pour élaborer une thèse qui tienne debout ? Qui établir le même système partout ? Etc. etc.

Mais je ne considère pas cela comme une fatalité : ce sont des choix politiques qui sont faits pour que cela marche de cette façon, afin de réduire les salaires, de rendre dépendants les centres de recherche de pays étrangers à bas coûts et de permettre à certains actionnaires de piller, avant de les détruire, leurs concurrents.

Susan George n'est pas Susan Sontag ! Elle n'est pas romancière mais économiste... Et ce que je voulais montrer, c'est que tous les étasuniens ne raisonnent pas comme certains Français.

Votre argumentation sur la sécurité sociale et les retraites montre que vous ne connaissez pas leurs principes : paiement universel (plus il est large mieux ça marche, en particulier les variations de cotisants dans tel ou tel secteur sont neutralisées par la masse) de cotisations indexées sur les salaires (une injustice persiste à ce niveau, les bas salaires paient plus de cotisations, relativement, que les cadres et les salaires élevés...) et prestations en fonction des besoins.

Comme le système est par répartition, cela veut dire que les cotisations de ce mois servent à payer les frais de santé et les retraites du mois suivant. Il n'y a donc pas de capitalisation à faire pour payer les retraites de l'an prochain ni des années suivantes ! Il suffit d'un faible pourcentage (je crois 3 %) d'argent en capital pour éponger les fluctuations court terme. La retraite des fonctionnaires suit le même principe : il n'y a pas de dette sur le futur, puisque les fonctionnaires vont continuer de payer leurs cotisations tous les mois à venir (sauf si on les supprime... auquel cas il faudra compenser l'écart, ce qui est fait par une directive européenne de 1969 pour les cheminots en diminution dans toute l'Europe... renseignez-vous, vous verrez).

Pour un salaire de 1300 euros, les cotisations sont actuellement environ de 600 euros (salaire différé qui n'est utilisé que si l'on a en besoin...). Ainsi l'écart n'est pas monstrueux et je n'ai pas introduit le calcul de l'augmentation de la productivité qui fait que le nombre de bénéficiaires a déjà considérablement augmenté sans mettre en faillite les organismes sociaux, qui le sont bien davantage par le manque à gagner sur les cotisants (chômeurs, travail au noir), les salaires insuffisants (donc les cotisations réduites) et les exonérations diverses (Ph. Seguin a bien parlé de 10 milliards d'euros de cotisations non perçues, y compris les 3,7 milliards seulement pour les stock-options).

Les USA (difficile d'être plus libéral qu'eux, il est donc intéressant de considérer leur exemple) ont un système de santé qui coûte plus cher (en points de PIB) que le nôtre et leur classement dans la qualité des soins est loin derrière le nôtre (bien qu'il soit en perte de vitesse pour les raisons financières ci-dessus). Certains états US sont en train de mettre en place une sécurité sociale par répartition pour réduire les frais de gestion (8 % en France par la Sécu, 15% en France par les mutuelles et 25 % par les mutuelles US...) : cela m'étonnerait donc beaucoup qu'au final les assurances privées soient plus avantageuses (pour les produits d'appel peut-être, mais si vous comptez vous enrichir en choisissant l'abonnement de votre cellulaire sur le prix des trois premiers mois, c'est vous qui êtes sacrément plus riche que moi !).

Enfin, les entreprises ne sont pas prêtes à cracher au bassinet, pour rien ! Elles ne le font pas pour la recherche malgré les crédits d'impôts (les pourcentages de recherche privée sont très faibles en France par rapport à tous les pays capitalistes avancés). Si elles n'ont pas un intérêt très fort dans le retour sur investissement, elles ne feront rien qui enlèverait des profits aux actionnaires. Si vous connaissez un exemple du contraire, merci de me le communiquer, je l'étudierai avec intérêt (comme il se doit !).

J'ai été un peu plus long que je ne pensais, mais cela en vaut la peine. Renseignez-vous avec les chiffres des statistiques Eurostat et de l'INSEE vous verrez que ce qui se raconte dans les manifs ECB est loin de la réalité économique et sociale.

Ecrit par : JeanNimes | 19.11.2007

> Je sais d'où ils viennent : patron d'une petite boîte soumis aux diktats des donneurs d'ordres, comme on dit, je ne peux fixer mes prix (ils ont leurs conditions d'achat qu'il faut respecter), je ne peux fixer mes délais (ils mettent six mois à se décider et je dois livrer le lendemain de la commande) et cerise sur le gâteau, ils payent quand ils veulent (120 jours est une moyenne qui oblige à emprunter l'équivalent de 4 mois de chiffre d'affaires quand les salaires doivent être payés tous les mois, encaissements faits ou non).

Mais depuis quand on peut fixer ses prix ? Tiens, je vends mon vieux vélo 5000 euros ; personne n'en veut ?
Encore un universitaire ou un ancien cadre de la fonction publique qui a monté sa boîte, n'est-ce pas ?

Le seul moyen d'imposer un prix sur le marché est d'obtenir une situation de monopole / d'oligopole ; une méthode assez efficace est de demander au père noël (comprendre : à ses potes députés) de voter une loi en ce sens. On peut sans problème pointer du doigt le fait que les fils à papa Dassault et compagnie soient copains comme cochons avec le pouvoir ; mais c'est complètement con de parler de libéralisme dans ce cas.

> Les USA (difficile d'être plus libéral qu'eux, il est donc intéressant de considérer leur exemple)

Mauvais exemple : depuis 40 ans, l'Etat gonfle pour prendre des proportions proches de celles de nos Etats européens. Il est d'ailleurs intéressant de comparer l'évolution des USA et celle de la Chine...

Il y a beaucoup de pays bien plus libéraux que les Etats-Unis : l'Irlande, la Suisse, la Nouvelle Zélande, l'Australie, etc.

Ecrit par : Un libéral | 19.11.2007

Merci Capuelaguimauve pour cette brillante démonstrationn de plus, il faut du courage pour aller précher dans le désert (intellectuel).

Jean de Nimes (le brice de nice du gard ?), mémé Rose et les autres, vous me faites doucement rigoler : vous n'avez que des références à un passé lointain, vous ne pouvez pas décement comprendre un gouvernement qui réforme pour préparer l'avenir.

La réforme de l'université est urgente, les universités françaises ont ceci de socialiste qu'elles cultivent une médiocratie certaine.

Il faut arrêter avec ce système qui met des milliers de jeunes sur le carreau chaque année, certains avec des diplomes qui ne servent à rien, certains sans même le moindre diplome d'enseignement supérieur.

Regardez un peu les classement des facs françaises dans le monde et vous comprendrez que nous avons un train de retard sinon deux.

Quant aux étudiants français qui partent à l'étranger, il y a quelques universitaires, mais beaucoup sont diplomés de grandes écoles ...

Ecrit par : Xav. | 19.11.2007

c'est bien, félicitation!
vous aurez au moins fait une manif dans votre vie, vous aurez des histoires à raconter à vos petits enfants.

ils pourront être fiers de leurs grands-parents qui ont résisté face aux méchants étudiants qui voulaient bloquer les fac et tout cela pour permettre à tous d'accéder à l'éducation. mais c'est vrai depuis quand les fils de prolo auraient le droit d'accéder à l'enseignement supérieur. c'est trop dangereux, ils risquent de comprendre qu'on les exploite.

Ecrit par : lili | 19.11.2007

Encore une qui n'a pas lu la loi Pécresse ...

Ecrit par : Xav. | 19.11.2007

la simple idée de votre existence me donne la Nausée, votre engagement transpire le pétinisme refoulé, je suis en droit de vous haïr et je compte en jouir pleinement.

Ecrit par : Jean Sol Partre | 19.11.2007

Ah mon cher Xav, quel bonheur de te lire à nouveau. Etais-tu à Nanterre avec les excités du bocal ? (juste pour savoir)

Pour ce qui est du classement justement dommage que tu abordes le sujet. Tu dois parler du classement de Shangaï je pense ? Connais tu la construction de ce mystérieux classement ? En fait c'est assez drole car c'est le classement le plus médiatisé mais un problème sérieux subsiste puisqu'il n'évolue pas les universités mais les chercheurs qui y travaillent (productivité scientifique des universitaires présent dans les universités;reconnaissance en terme de notoriété grâce aux prix scientifiques, aux index de citations). De plus beaucoup d'universités trichent avec le classement en engagement à grands coups de dessous de table, des prix nobels pour faire évoluer rapidement leur classement....

Tu peux très bien parler de ce classement (utilisé pour légitimer le loi Pécresse) mais essaies au moins de savoir de quoi tu parles....

Ecrit par : Phoenix | 19.11.2007

Autre point vous évoquez tous la loi Pécresse (étrangement aucun rapport avec le blocage c'est du moins ce que j'avais compris à la base donc mouvement apolitique etc...), je me permet de vous laisser un lien avec des scientifiques qui expliquent un peu la chose :

http://www.dailymotion.com/lautrecampagne/video/x3fgh7_universites-le-grand-soir-1

Ecrit par : Phoenix | 19.11.2007

Shangaï oui, mais ailleurs aussi, trouve moi une étude qui montre la supériorité des universités françaises puisque tu es si fort ...

Discute avec des étudiants ERASMUS qui ont essayé plusieurs universités Européennes, et demande leur leur avis sur la qualité de l'enseignement en France.

Je suis sur que même quelqu'un d'objectif comme toi pourrait être amené à admettre que le modèle français n'est pas le plus performant ;-)

Ecrit par : Xav. | 19.11.2007

On ne parle pas de supériorité si ? Le but c'est quoi d'avoir des noms dans les classements ou d'avoir un enseignement global de qualité ? Pour cela, il faudrait sans doute réfléchir au problème en amont et se demander s'il est possible d'avoir un enseignement de qualité dans des classes à 35-40 et s'il est normal que l'on dépense beaucoup moins pour les étudiants que les autres pays européens...

Pour les étudiants erasmus j'ai passé un an en angleterre et en italie et je t'assure que cela n'était pas mieux qu'en France, que le système n'était pas mieux (même pire en Italie ou l'on passe les examens quand on veut). En plus de cela, les systèmes éducatifs sont incomparables (3 pays expérimentés et trois méthodes).

Je n'ai jamais dit que le modèle français était le plus performant mais je crois qu'à l'heure de la mondialisation, il ne faut pas réfléchir en terme de nation puisque l'on ne peut pas se baser sur une ou deux universités pour faire une situation globale. En plus tout dépend des filières aussi donc je trouve que beaucoup de paramètres ne sont pas pris en compte.

En plus tu me parles d'hégémonie de supériorité à l'heure où partout et tout le monde (notre cher président le premier) justifie tout par le fait qu'il existe moins bien ailleurs...pourquoi ne pas suivre la belle logique de nos dirigeants ?

Ecrit par : Phoenix | 19.11.2007

Moi je ne parle pas d'hégémonie, mais tu as l'air de dire qu'on est meilleurs que ce que l'on croit.

C'est pas de chance parceque moi, dès que je lis un classement, on n'apparait pas.

Alors c'est facile de dire que ces études sont truquées mais le fait est que sur le terrain, on trouve quand même beaucoup de diplomés sur la touche et beaucoup de jeunes non diplomés après x années d'études ...

D'où la nécessité de réformer vite et bien, et comme ceux qui veulent empêcher la réforme, ce sont toujours les mêmes et que leurs arguments n'ont (comme d'habitude) pas grand chose à voir avec la réforme, c'est dur de leur donner du crédit.

D'ailleurs, ils auraient raison sur le fond, peut être tenteraient ils de se battre sur le terrain des idées et non pas en tentant d'imposer leur force ...

Par ailleurs, c'est sur, l'Italie c'est un bon exemple pour montrer qu'on est pas si nuls ;-)

Ecrit par : Xav. | 19.11.2007

> Pour ce qui est du classement justement dommage que tu abordes le sujet. Tu dois parler du classement de Shangaï je pense ? Connais tu la construction de ce mystérieux classement ? En fait c'est assez drole car c'est le classement le plus médiatisé mais un problème sérieux subsiste puisqu'il n'évolue pas les universités mais les chercheurs qui y travaillent (productivité scientifique des universitaires présent dans les universités;reconnaissance en terme de notoriété grâce aux prix scientifiques, aux index de citations). De plus beaucoup d'universités trichent avec le classement en engagement à grands coups de dessous de table, des prix nobels pour faire évoluer rapidement leur classement....

J'ose espérer que c'est de l'humour (ou de la provocation).
Evaluer les universités, c'est bien évidemment évaluer la qualité des gens qui s'y trouvent ! La couleur des peintures, on s'en fout un peu...

> Tu peux très bien parler de ce classement (utilisé pour légitimer le loi Pécresse) mais essaies au moins de savoir de quoi tu parles....

Il n'est pas nécessaire de sortir des frontières pour légitimer cette loi : il suffit de constater la différence de niveau qui existe entre la fac et les formations qui disposent de plus de libertés (comme celle de sélectionner leurs étudiants) : les IUT, IUP, BTS, magistères, écoles d'ingé et de commerce, universités de technologie (ou même les facs qui pratiquent la sélection, comme Dauphine). Ou même le CNAM ! (sélection par la motivation et le dur travail)

Ecrit par : Un libéral | 19.11.2007

> Je n'ai jamais dit que le modèle français était le plus performant mais je crois qu'à l'heure de la mondialisation, il ne faut pas réfléchir en terme de nation puisque l'on ne peut pas se baser sur une ou deux universités pour faire une situation globale. En plus tout dépend des filières aussi donc je trouve que beaucoup de paramètres ne sont pas pris en compte.

Le classement ARWU est effectivement un classement général ; il faut regarder le classement ARWU-FIELD qui est un classement par grands domaines. Même dans celui-ci, l'enseignement supérieur français n'en ressort pas victorieux...

Ecrit par : Un libéral | 19.11.2007

>J'ose espérer que c'est de l'humour (ou de la provocation).
Evaluer les universités, c'est bien évidemment évaluer la qualité des gens qui s'y trouvent ! La couleur des peintures, on s'en fout un peu...

C'est une objection faites par les chercheurs français eux-même... Ce n'est pas de l'humour c'est juste légérement réducteur de juger une université à deux ou trois personnes....parce que c'est bien comme cela que marche ce classement. Un prix nobel a plus de poids qu'un autre mais jusqu'à preuve du contraire il n'enseigne pas toutes les matières à tous les étudiants (c'est un prix nobel mais quand même). Justement le libéral concernant la loi tu peux regarde un documentaire d'une quarantaine de minutes où des professeurs de fac s'exprime et explique...

http://www.dailymotion.com/video/x3fgh7_universites-le-grand-soir-1

Ecrit par : Phoenix | 19.11.2007

Des Français contre des Français ! :))
Heureusement que les armes ne sont pas en vente libre.
Je peux vous dire que les Hongrois se marrent bien.

Quant au reste du monde, il regarde comment Jr s'apprête à attaquer l'Iran.
Qui-Vous-Savez n'est pas du tout contre de donner un coup de main.
Allez, les petits jeunes énergiques de ce site, faites-nous un listing propre et net de tous les bloqueurs qui vous ralentissent dans votre grand oeuvre : devenir chefs d'entreprise, Ingénieurs, avec un I majuscule, comme je l'ai vu tapé ici.
Et qu'on envoie les listés au Moyen Orient protéger la patrie en danger, à cause du choc des civilisations, bien sûr.
Le chemin psychologique est déjà tout tracé : Guy Moquet, 17 ans.
Aux échecs comme en politique, aucune pièce n'est déplacée par hasard.
Je conseille aux rêveurs, aux humanistes, aux gens qui ont encore du coeur, comme "mémé", de se préparer à quitter la France,
car inutiles, non-productifs, même pas capables de servir dans les fours, y a pas le droit,
depuis Nuremberg.

Traders et chefs d'entreprise de tous les pays, amusez-vous bien ! ;

Je vous laisse, je fais préparer ma valise, déjà qu'on a bombé sur ma porte " gréviste",
circulez, il n'y a rien à voir,

ici on a oublié de penser, on calcule.

Ecrit par : F12 | 19.11.2007

Hé ça recommence, le récurrent couplet sur les méchants-nazis-capitalistes-de-droite contre les gentils-humanistes-de-gauche qui ne pensent qu'à être généreux et solidaires (avec l'argent des autres)...

Ecrit par : Un libéral | 19.11.2007

Allez, une petite vidéo marrante sur les régimes spéciaux, pour détendre un peu l'atmosphère : http://www.dailymotion.com/video/x3hjcp_regime-special_fun

Ecrit par : Un libéral | 19.11.2007

C'est dingue quand même, ici on est contre les blocages, c'est acte d'extrêmiste antidémocratique au possible et voilà qu'on nous traite de collabo, de nazi, etc etc

C'est nous qui défendons la République et c'est nous qu'on insulte.

Et bien soit, allez y, déblatérez donc votre haine contre ceux qui ne pensent pas comme vous et insultez moi donc à souhait & les autres aussi.

Nous ne sommes peut être pas comme vous, mais nous, Républicains, nous aimons trop la France pour penser la quitter un jour, nous ne demandons que le respect de la loi et de pouvoir vivre en paix.

Si votre idéal n'est pas ici, allez donc en Chine ou en Corée vérifiez par vous même le bien fondé de votre pensée décadente et laissez les gens de bonne volonté vivre en paix.

Ecrit par : Xav. | 20.11.2007

Pour mon cher BozoDeNimes:

>Il n'y a pas grand chose, Capuelaguimauve, qui soit juste dans vos suppositions... et je n'aurais pas voulu laisser votre commentaire sans réponse (pas de mépris ni de capitulation devant une pseudo argumentation).
Tout d'abord, si être pour une expression correcte dans un débat, c'est être réac, alors... je veux bien être rangé dans cette catégorie !

Je ne vois malheureusement pas beaucoup de "suppositions" dans mes propos... mais il semble que "pour une expression correcte" cela requiert votre approbation.
Réac: sans aucun doute, conservateur même, assis sur des privilèges financés par d'autres.


> Votre ironie à propos du train de vie des riches tombe un peu à plat, puisque la patronne des Galeries Lafayette a reçu un chèque de 7 millions d'euros, ce qui lui permet d'acheter un bateau, une Porsche et probablement un joli voilier pour ses dimanches.

Eh bien moi, je suis très heureux pour elle, et vu ses revenus, le grand humaniste partageur que vous êtes devrait bondir de joie: 50% de ce pactole va revenir à l'état.

> Mais mon propos n'était pas de haine pour les riches, il était de justice : s'il faut que certains se serrent la ceinture puisque le pays est en faillite, je considère que les riches pourraient donner proportionnellement autant que les pauvres... ce ne serait déjà pas si mal !

Bien sûr que ce n'est pas de la haine, c'est juste une jalousie mal placée.
NB si les "riches" étaient imposés dans les mêmes proportions que les "pauvres" ils paieraient beaucoup moins d'impôts!
(les "" c'est parce qu'il faut encore voir ce qu'on appelle riche et pauvre...)

> Bravo ! Le self made man. Toujours, nous trouvons des gens plus forts que les autres et qui passent devant et plus vite... parfois en écrasant un peu les autres pour faire bonne mesure, c'est le "mérite".

Merci, mais je ne dois mes diplômes qu'à mon travail. Si vous n'en avez jamais obtenu, un diplôme est la vérification que vous possédez les connaissances et aptitudes correspondant à une formation, nul besoin de marcher sur qui que ce soit. C'est d'autant plus vrai que depuis plusieurs années, il y a globalement moins de candidats aux écoles d'Ingénieurs qu'il n'y a de places.
(Et oui Ingénieur et Docteur prennent une majuscule car ce ne sont pas des diplômes mais des titres. ingénieur sans la majuscule est une fonction).

> Mon ambition est un peu différente, faire en sorte que le maximum de personnes s'en sortent et aillent le plus loin possible puisque notre pays en a besoin. Pour cela il faut mettre à la disposition des jeunes des moyens d'études performants (matériels et enseignants, entre autres). D'après les études sur la question, il semble que l'université française dépense moitié moins que la moyenne de ce que les états européens donne par étudiant (et le dixième de ce qu'on dépense pour un élève ingénieur)...

Vu le nombre d'étudiants qui stagne puis quitte l'université sans diplôme... ça serait malheureux que ça coute plus cher!
Quand aux écoles d'Ingénieurs, je vous ferai remarquer qu'un bonne partie d'entre elles sont privées et payantes et que si les écoles publiques sont mieux dotées que les universités, c'est peut-être aussi parce qu'il y a moins de départs en cours de scolarité.
C'est encore un argument en faveur de la sélection à l'entrée.
Si votre ambition est vraiment celle que vous dites, votre carrière d'homme politique n'a pas dû encore décoller...

> Alors imaginons M. Lagardère au conseil d'administration d'une université qu'il finance. Il a besoin d'ingénieurs chimistes pour améliorer ses explosifs militaires, il attend que l'université les forme pour pouvoir les embaucher. Imaginons que le président de ladite université dise : nous formons des chimistes généralistes, pas des spécialistes de l'armement militaire. Que va faire M. Lagardère ? Démocratiquement, il va dire : je suis d'accord avec vous, excusez-moi, je vais doubler ma subvention ?

Là c'est carrément de la fumette:

1 - les universités accueillent déjà des industriels dans leurs instances dirigeantes, que je sache aucun vilain comploteur n'a annexé une université à ses labos.

2- Allez, même en admettant que Mr X fabricant d'armement (aux dernières nouvelles, le plus gros fabricant d'armes c'est l'état qui a même des écoles: les ENSIETA), décide de mettre la pression pour qu'on lui forme des chimistes pour sa propre cuisine:
- un chimiste reste un chimiste...
- les candidats à l'entrée: sont ils idiots au point de se précipiter dans une formation parce qu'on leur ouvre les portes?

3- Ça montre encore une fois une méconnaissance des universités: le tissus industriel et universitaire est très étroitement lié y compris sur le plan géographique (tout au moins pour les filières qui ont un débouché dans le privé...) En Bretagne on fait des télécoms (etc...) , à Grenoble des nanotechnologies (etc...), et les universités ont des formations dans ces spécialités!

4- Rien dans la loi de réforme des universités ne laisse à supposer qu'une contrepartie quelconque sera donnée en échange, notamment sur les programmes.

5- Arrête d'imaginer... La théorie du complot c'est pas la vraie vie!

> Quant à la sélection, c'est une question sérieuse. Celle que pratique aujourd'hui l'université, par l'échec, ne sera pas résolue par une sélection à l'entrée, puisqu'il faudra un concours de sortie (comme dans les écoles d'ingénieurs) pour bien montrer ceux qui ont travaillé après leur entrée et qui n'ont pas attendu à l'ancienneté la promotion de sortie.

Désolé de te décevoir, dans les écoles d'Ingénieurs, le concours, c'est à l'entrée, l'examen final c'est à la sortie.
C'est assez normal que pour qu'un titre/un diplôme ait une quelconque valeur, il corresponde à des savoirs acquis, non?
Ensuite, en instaurant une sélection, même de principe à l'entrée, on éviterait au contraire d'attendre la fin du premier semestre (il suffit de voir combien ne retournent même pas à la fac en janvier) ou fin de première année, avant de s'apercevoir qu'un étudiant n'a pas le niveau requis.

> Quant au système de numerus clausus que l'on pratique depuis des années dans les études de médecine, on voit les résultats (sans parler du nombre insuffisant de médecins en formation) :

Le numerus clausus est probablement mal dimensionné* par rapport aux besoins, mais cela protège aussi les revenus des médecins.
Il ne faut pas en plus confondre le numerus clausus qui est une sélection sur le nombre, et un examen de compétences.

(* Ca se discute lorsqu'on voit que beaucoup de médecins qui pourraient être en campagne on plus tendance à s'installer dans les villes du sud de la France où ils sont parfois en surnombre).

> des médecins qui sont très forts en diagnostic, qui se comportent comme des ingénieurs derrière leurs machines... quant à soigner des personnes, ça leur passe un peu au-dessus de la tête (prévenir par téléphone que la personne a un cancer…), ils se contentent de soigner des maladies, ce qu'ils font pas mal, c'est la moindre des choses.

Bien évidemment, c'est pour cela qu'on a l'une des meilleurs médecines du monde!
Ils vont quand même pas monter une cellule psy d'urgence chaque fois qu'ils annoncent un rhume... (l'exemple est volontairement aussi ridiculement exagéré que le votre).

> Actuellement en France, je ne vois pas le financement d'un "parasitisme social" ou alors il n'est pas exactement au même endroit.

Essayez Afflelou!

> 8,4 % de la population active au chômage
ce mois ci, on regarde sur les dernières années? on regarde aussi le nombre de chômeurs/rmistes chroniques? (vu hier soir sur la 2: a Perpignan, un quartier complet de roms refusant de travailler, d'aller à l'école: résltat chiffres officiels 80% de rmistes, 80% d'illettrés).
> 37 ans en moyenne d'activité
une simple réflexion d'une minute vous confirmera que ceux qui veulent trouver du travail en trouvent très vite, ceux qui ne cherchent pas... non!

>des millions de salariés en temps partiel subi, des quotas d'heures supplémentaires non utilisés par les patrons...

Si seulement on pouvait faire occuper un poste d'ingénieur à une personne sans qualification... ce problème serait réglé car dans ma profession je suis limité uniquement par la loi dans le nombre d'heures!

Et puis, il faut savoir, être pour les heures supp quand on est du côté des 35h?

> Est-ce la faute de fainéants ? Ou bien d'une société qui est incapable de donner du travail à tous les citoyens pour qu'ils puissent vivre décemment de leur travail ?

C'est bien là que le bas blesse, je ne crois pas que ce soit à la société de donner un travail à tous.
C'est à chacun de travailler selon ses capacités pour subvenir aux besoins de la société (si vous en doutez, relisez la Constitution, notamment le passage sur la contribution des citoyens à la vie de la Nation).


> Je ne pleurerai pas sur les 100 milliards d'euros de bénéfice en 2006 pour les sociétés du CAC40, ni sur les dizaines de milliards de bénéfices pour celles qui ne sont pas cotées...

Ca ne vous empêchera pas d'empocher les vôtres de bénéfices

> Je sais d'où ils viennent : patron d'une petite boîte soumis aux diktats des donneurs d'ordres, comme on dit, je ne peux fixer mes prix (ils ont leurs conditions d'achat qu'il faut respecter), je ne peux fixer mes délais (ils mettent six mois à se décider et je dois livrer le lendemain de la commande) et cerise sur le gâteau, ils payent quand ils veulent (120 jours est une moyenne qui oblige à emprunter l'équivalent de 4 mois de chiffre d'affaires quand les salaires doivent être payés tous les mois, encaissements faits ou non).

Sans rire, vous venez de découvrir ce que signifie "le client est roi"? Vous pleurez surtout parce que d'autres prennent VOS bénéfices...
Et vous vous êtes bien sûr un entrepreneur si vice et sans reproche, payant rubis sur l'ongle tous ses fournisseurs?
En vous lisant, j'ai de plus en plus l'impression que vous êtes un "capitaliste refoulé".

> Juste pour signaler que j'en connais un peu plus sur le libéralisme que certains qui le vantent avec tant d'enthousiasme. Entre 600 et 700 milliards d'euros de factures en retard dues aux PME/PMI, ils ne profitent pas à tout le monde mais les intérêts ne sont pas perdus par certains ! (Encore de la diarrhée verbale, n'est-ce pas ?)

Si je ne m'abuse, nous vivons dans une société de droit où vous avez la liberté de vos contrats? S'il ne sont pas respectés, vous savez quoi faire. S'il le sont, vous étiez prévenus. Effectivement, il s'agit d'une autre diarrhée verbale qui n'a rien a faire avec la loi puisqu'en l'occurrence vous dissertez du non respect de contrats et de négociations commerciales. Faut il que l'on vous assiste aussi pour vous faire payer?

> Bien entendu, je suis furieux de voir que dans les grands organismes de recherche français, on ne paie pas correctement les doctorants et post-docs. Mais qui a déjà installé un financement par le privé de la grande majorité des laboratoires publics ?

Que je sache, une bonne partie des laboratoires scientifiques ont déjà des contrats de recherche avec des entreprise... ils même les plus syndicalistes/gauchistes n'ont pas l'air de s'en plaindre.

> Qui refuse de payer les post-docs dans les sciences humaines, là où justement il faut le plus de temps pour élaborer une thèse qui tienne debout ? Qui établir le même système partout ? Etc. etc.

Très franchement, financer à la pelle des doctorats en histoire, lettres modernes (...) quel est l'intérêt? de toute manière seuls quelques uns des plus brillants s'en sortiront dans cette voie, et c'est bien pour maintenir la qualité de la recherche dans ce domaine.

S'il s'agit de financer un projet personnel, rien ne vous empêche de mettre vos convictions en pratique et de financer de longues études pour quelques bienheureux bénéficiaires.

> Mais je ne considère pas cela comme une fatalité : ce sont des choix politiques qui sont faits pour que cela marche de cette façon, afin de réduire les salaires, de rendre dépendants les centres de recherche de pays étrangers à bas coûts et de permettre à certains actionnaires de piller, avant de les détruire, leurs concurrents

Ben c'est vrai les p'tits noirs on veut bien avoir pitié et leur envoyer un chèque quand y'a E. Beart qui pleurniche au JT (en plus c'est bon pour la conscience on se sent mieux après), mais faut pas déconner, on va quand même pas les laisser prendre du travail qualifié et nous faire concurrence...
Belle mentalité. Si il y a bien UNE chose dont les pays en voie de développement ont besoin, c'est de labos, de chercheurs, de coopération internationale en recherche.

> Susan George n'est pas Susan Sontag ! Elle n'est pas romancière mais économiste... Et ce que je voulais montrer, c'est que tous les étasuniens ne raisonnent pas comme certains Français.

Ah, eh bien l'économiste doit être furieusement moins connue que la romancière homonyme:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Susan_George

> Votre argumentation sur la sécurité sociale et les retraites montre que vous ne connaissez pas leurs principes : paiement universel (plus il est large mieux ça marche, en particulier les variations de cotisants dans tel ou tel secteur sont neutralisées par la masse) de cotisations indexées sur les salaires (une injustice persiste à ce niveau, les bas salaires paient plus de cotisations, relativement, que les cadres et les salaires élevés...) et prestations en fonction des besoins.

Vous prouvez une fois de plus que la logique n'est pas votre fort, alors on va résumer:
Moins d'actifs qui paient, plus de bénéficiaires. Répartition ou pas, il ne peut y avoir que 4 possibilités:
- les actifs paient plus
- les bénéficiaires touchent moins
- on rallonge la durée de cotisation
- on s'en fout, après moi le déluge, on fait des dettes pour les prochaines générations.

Et on est déjà la prochaine génération qui doit payer ce gouffre, on fait comment?

> Comme le système est par répartition, cela veut dire que les cotisations de ce mois servent à payer les frais de santé et les retraites du mois suivant. Il n'y a donc pas de capitalisation à faire pour payer les retraites de l'an prochain ni des années suivantes ! Il suffit d'un faible pourcentage (je crois 3 %) d'argent en capital pour éponger les fluctuations court terme. La retraite des fonctionnaires suit le même principe : il n'y a pas de dette sur le futur, puisque les fonctionnaires vont continuer de payer leurs cotisations tous les mois à venir (sauf si on les supprime... auquel cas il faudra compenser l'écart, ce qui est fait par une directive européenne de 1969 pour les cheminots en diminution dans toute l'Europe... renseignez-vous, vous verrez).

Pour un salaire de 1300 euros, les cotisations sont actuellement environ de 600 euros (salaire différé qui n'est utilisé que si l'on a en besoin...). Ainsi l'écart n'est pas monstrueux et je n'ai pas introduit le calcul de l'augmentation de la productivité qui fait que le nombre de bénéficiaires a déjà considérablement augmenté sans mettre en faillite les organismes sociaux, qui le sont bien davantage par le manque à gagner sur les cotisants (chômeurs, travail au noir), les salaires insuffisants (donc les cotisations réduites) et les exonérations diverses (Ph. Seguin a bien parlé de 10 milliards d'euros de cotisations non perçues, y compris les 3,7 milliards seulement pour les stock-options).

Rien pigé à votre laïus...
Il n'en reste pas moins qu'un cheminot (ou quiconque) cotise 30 ans sur un revenu de 1300€, à moins de payer 1300€ de cotisation par mois, ne contribuera jamais suffisamment pour subvenir à ses 30 années de retraites payées 1300€/mois même sans revalorisation ni inflation(...). (ou alors posez un brevet, vous venez d'inventer la génération spontanée de devises).

> Les USA (difficile d'être plus libéral qu'eux, il est donc intéressant de considérer leur exemple) ont un système de santé qui coûte plus cher (en points de PIB) que le nôtre et leur classement dans la qualité des soins est loin derrière le nôtre (bien qu'il soit en perte de vitesse pour les raisons financières ci-dessus). Certains états US sont en train de mettre en place une sécurité sociale par répartition pour réduire les frais de gestion (8 % en France par la Sécu, 15% en France par les mutuelles et 25 % par les mutuelles US...) : cela m'étonnerait donc beaucoup qu'au final les assurances privées soient plus avantageuses (pour les produits d'appel peut-être, mais si vous comptez vous enrichir en choisissant l'abonnement de votre cellulaire sur le prix des trois premiers mois, c'est vous qui êtes sacrément plus riche que moi !).

Qui vous parle de réformer le système médical?
C'est de la sécu dont on parle. Et il y a une logique imparable, quand il n'y a plus d'argent, on peut y mettre tous les bons sentiments qu'on veut, on ne remboursera plus personne.

D'autre part, comme il a déjà été montré par d'autres internautes, la concurrence, que ce soit pour des assurances ou des mobiles (je sais de quoi je parle je suis dans le secteur), sera toujours plus favorable qu'un monopole d'état.

> Enfin, les entreprises ne sont pas prêtes à cracher au bassinet, pour rien ! Elles ne le font pas pour la recherche malgré les crédits d'impôts (les pourcentages de recherche privée sont très faibles en France par rapport à tous les pays capitalistes avancés). Si elles n'ont pas un intérêt très fort dans le retour sur investissement, elles ne feront rien qui enlèverait des profits aux actionnaires. Si vous connaissez un exemple du contraire, merci de me le communiquer, je l'étudierai avec intérêt (comme il se doit !).

Comme je l'ai déjà mentionné plus haut, la plupart des laboratoire (pour ne pas dire tous) ont des contrats de recherche avec les entreprises, quand il s'agit de recherche fondamentale (c'est le rôle de la recherche d'état, contrairement à la recherche appliquée qui est faite en entreprise), le financier ne peut qu'espérer avoir un résultat correspondant à ses attentes et il n'y a aucune protection autre que les brevets déposés par les chercheurs*. J'ajoute que dans les filières qui ont des débouchés dans le privé, il n'y a pas de difficulté pour trouver des stages rémunérés, des contrats d'alternances...
Puisque le sujet vous intéresse, prenez n'importe quel labo public... par ex de l'école des mines, l'UTC....
(*Un exemple concret: la découverte de l'utilisation des plasma dans les écrans...)

> J'ai été un peu plus long que je ne pensais, mais cela en vaut la peine. Renseignez-vous avec les chiffres des statistiques Eurostat et de l'INSEE vous verrez que ce qui se raconte dans les manifs ECB est loin de la réalité économique et sociale.

C'est vrai que c'est long, je ne suis pas sûr d'y avoir trouvé le même intérêt que vous.
Vous parlez de stats, de chiffres... encore faut-il ne pas en faire une interprétation fantasque et dénuée de logique.

Ecrit par : Capuelaguimauve | 20.11.2007

Bonjour,

Juste une petite remarque. Vous critiquez ouvertement les AG des bloqueurs pour beaucoup de raisons (elles ne sont pas parfaites en effet) mais vous devriez un peu balayez devant votre porte. Les médias vous présentent tous comme modérés et font un peu l'éloge de vous (petite référence aux évènements de Nanterre qui ne sont pas passés aux grands journaux télévisés dommage).

Tout cela pour dire que vous n'êtes mieux que personne et que vous ne valez pas mieux que ceux qui bloquent et aussi que la belle démocratie que vous défendez partout vous ne l'appliquez pas toujours vous-même. Pour dire tout cela, je me base sur une expérience personnelle arrivée aujourd'hui (désolé je raconte ma vie mais c'est assez significatif et choquant). Il se trouve qu'hier à Caen, pendant la manifestation (quelle couardise !) des antibloqueurs apolitiques ont tenté de reprendre les batiments...et ont réussi. Seul hic, ils se sont empressés de tout saccager à l'intérieur (dixit le personnel de la fac, les profs et du personnel lié à la présidence). Pourquoi ? J'ai ma petite idée. C'est surement pour légitimer leur action en disant que tout était dévasté à l'intérieur de la fac...faux c'est bien dommage. La présidente passe tous les jours pour constater les éventuels dégats et les profs sont encore à l'intérieur et malheureusement rien à déclarer. Donc il fallait casser. Etre contre le blocage je peux très bien concevoir et même dans une certaine mesure comprendre (si cela est apolitique) mais réagir de la sorte je trouve cela vraiment stupide. Un peu comme la bande d'énervés du bocal de Nanterre. Quel belle image du mouvement des antibloqueurs ! Enfin que dis-je personne n'en saura r